Romane Miradoli a montré qu’elle faisait toujours partie des meilleures spécialistes mondiales de super-G en terminant 4e dimanche à Tarvisio (Italie). De bon augure en vue des JO de Milan-Cortina.
Elle a d’abord fait une petite moue en franchissant la ligne. « Normal quand tu vois que tu es 3e avec le dossard 10 et qu’il reste encore pas mal de leaders à passer », raconte Romane Miradoli, sur la route de la Haute-Savoie avec Tarvisio dans le rétro.
Un temps sur le podium provisoire, la Française a finalement été délogée du tiercé gagnant par la Tchèque Ester Ledecka, championne olympique 2018 de la discipline, à distance respectable (une seconde) d’un solide duo avec la polyvalente Allemande Emma Aicher et l’inévitable star US Lindsey Vonn. « Devant, elles ont été très solides, dit volontiers la fonceuse de Samoëns, à la peine en descente la veille (17e ). Il ne manque pas grand-chose pour le podium. »
Un dixième exactement. « Il est un peu partout. » Il n’y a pas de grosse faute à mettre au débit de la leader tricolore, accompagnée par Laura Gauché (15e ) et Camille Cerutti (22e ). « Mais c’est bien de jouer encore devant. » « Les conditions n’étaient pas évidentes. Le tracé allait quand même assez vite avec des grandes portions de glisse. C’est sûr que sur le papier, ce n’est peut-être pas là où je peux faire la différence. »
Son troisième top 10 de l’hiver
Mais Romane Miradoli se satisfait justement d’avoir pu se distinguer sur un profil pas forcément à son avantage. Elle a aussi bien rebondi après sa frustrante 9e place à Val d’Isère. Mais avec son podium de Saint-Moritz (2e ), la Haut-Savoyarde réalise son meilleur début de saison dans la discipline « où l’instinct est important ».
« Il faut que je continue de cultiver tout ce que je mets en place en ce moment. Je dois continuer d’y croire pour gagner (comme à Lenzerheide en 2022), et rien lâcher. À un moment donné, j’espère que ça passera du bon côté. »
Cette nouvelle performance de choix confirme son statut de prétendante à une médaille aux JO de Milan-Cortina (du 6 au 22 février). « On y pense mais il y a quand même encore Crans-Montana avec deux belles courses à faire (descente et super-G, les 30 et 31 janvier), donc on verra après. Ça ne sert à rien de trop se projeter alors qu’on a encore des choses avant », convient Romane Miradoli, qui va souffler un peu la maison cette semaine avant de foncer vers Crans-Montana puis l’échéance olympique à Cortina dans la foulée. « J’ai hâte. C’est l’objectif de la saison et l’idée c’est d‘être performante encore plus aux Jeux. »